Le défi des nouvelles technologies

Dans nos posts précédents nous avons vu l’influence néfaste qu’internet et les nouvelles technologies pouvaient avoir sur le cerveau. Nous avons vu les réactions virulentes que pouvaient avoir certains vis-à-vis du changement induit par ces nouveaux médias de communication. Une communauté d’individus se positionnant en « résistants » et refusant le changement que celles-ci nous impose.

La réaction de Clay shirky est très critique à l’égard de cette pensée et en particulier de l’article de Nick Carr. Il explique dans son article « Why abundance is good » en quoi toutes ces évolutions sont positives. Celui-ci les considère comme une période de transition, permettant d’arriver à un nouvel équilibre dans lequel la technologie ne pourra être constatée que comme un réel progrès.

Dans un premier temps celui-ci concède à Nick Carr la réalité de l’influence des technologies sur la manière de pensée. Celui-ci garde cependant un avis relativement neutre sur la négativité de ces changements.

Par des réflexions assez ironiques (“it’s not just Carr’s friend, and it’s not just because of the web—no one reads War and Peace. It’s too long, and not so interesting”) Shirky exprime son désaccord avec la thèse de Carr sur l’effet d’internet sur notre manière de lire.

Cependant Shirky défend à son tour la thèse selon laquelle :

  • L’internet a effectivement produit un lourd changement : Un changement de fond dans la manière d’accéder à l’information. Un changement dû à une abondance des données accessibles.
  • Il ne faut pas combattre ce changement mais l’accompagner : selon Shirky, ce changement n’est pas optionnel, mais un changement majeur qui mènera à quelque chose de positif.

L’article de Shirky a suscité de vives réactions notamment de la part de Nick Carr qui le dit « optimiste ». D’autres lui rétorqueront que l’abondance dont il a fait l’apologie a mené à une baisse significative de la qualité de l’information.

Shirky s’est défendu dans un second article de réponse dans lequel celui-ci a expliqué que

  • La perte de cette capacité à se concentrer est inéluctable, et inhérente à l’environnement qui restait autrefois relativement vide. Selon lui l’état actuel du monde fait que l’on ne pourra retrouver un tel niveau de concentration. Il faut faire avec l’abondance de notre temps.
  • Le nouveau challenge est maintenant de parvenir à contrôler cette manne d’informations afin d’être moins distrait et de pouvoir arriver au changement bénéfique.

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